Ultraviolets

Le mardi 1er septembre 2015

Ultraviolets Traitement de l’air par rayon UV

Indice UV, réglementation sur les salons de bronzage, etc. : plus souvent qu’autrement, lorsque l’on entend parler de rayons ultraviolets (UV), c’est pour nous faire part des dommages qu’ils ont sur notre santé. Souvent appelés « lumière noire », car ils sont invisibles à l’œil, les ultraviolets n’ont pas seulement un côté sombre, ils permettent également d’assurer la qualité de l’air que l’on respire.

 

Les ultraviolets ont été découverts il y a plus de 200 ans.  À faible dose, ils sont responsables du bronzage de la peau et ils sont nécessaires à la synthèse de la vitamine D. Toutefois, à forte dose, ils peuvent provoquer des cancers, des brûlures et sont en partie responsables des cataractes.

De nos jours, ils sont utilisés entre autres pour soigner des maladies telles le rachitisme, le psoriasis et l’eczéma. Ils servent dans les lampes fluorescentes dont l’enduit les rend sous forme de lumière visible. Dans les milieux industriels, ils sont utilisés pour le séchage d’encre et de vernis ainsi que pour le durcissement de certaines colles et composites.

 

Ils sont également capables de « casser » de nombreuses molécules organiques et de provoquer des réactions photochimiques. Depuis le début du 20e siècle, les lampes UV sont reconnues pour leur capacité à détruire les micro-organismes en s’attaquant à leur noyau cellulaire et en perturbant leur ADN. Ainsi depuis le milieu du 20ième siècle, ils servent à la stérilisation d’équipement médical et d’espace de travail. Ils sont bien connus également pour leur capacité à stériliser l’eau potable et traiter les eaux usées.

 

Plus récemment, l’utilisation des UV dans les systèmes de traitement de l’air a vu sa popularité croître de façon importante. L’entretien déficient des systèmes de ventilation, le nettoyage inadéquat des conduits, les changements d’usage des édifices ne sont que quelques facteurs qui ont amené plusieurs problèmes de santé et d’hygiène dans les milieux de travail. Un autre facteur qui peut s’avérer encore plus important est la diminution d’apport d’air frais pour des raisons d’économie d’énergie. En effet, une pratique populaire en économie d’énergie est de contrôler l’apport d’air frais basée sur la qualité de l’air en fonction du CO2 et de l’humidité relative.

 

 

Un système de purification de l’air à l’UV fonctionne de la façon suivante: lorsque les particules impures dans l'air sont heurtées par les ondes des ultraviolets, elles subissent des dommages dans leur construction moléculaire. Après quelques reprises, ces dommages sont suffisants pour détruire entièrement la particule en question ou l’empêcher de se reproduire, qu'elle soit une bactérie, un virus, ou autre. Certaines lampes permettent même d’oxyder les particules causant certaines odeurs de cuissons et de fumée.

 

Purification de l'air par rayon UV

 

En plaçant le luminaire parallèlement au passage d'air, plus de 90% des micro-organismes néfastes peuvent être éliminés avec un seul passage réduisant ainsi les risques d’être confrontés à des problèmes liés à la qualité de l’air, tels la propagation de maladies, les infections respiratoires et les allergies.

 

Cette utilisation des UV est relativement nouvelle et a fait ses preuves dans un grand nombre de bâtiments. Cette pratique est reconnue par plusieurs associations, tels que les “Centers of Disease Control”, le “Air Institute of Respiratory Education”, le “Air and Waste Management Association”, et bien d’autres. Ça demeure néanmoins une discipline où il faut beaucoup d’expérience. Il ne suffit pas de mettre une lampe UV dans un conduit : la vitesse d’écoulement, le volume d’air, le positionnement optimum de la lampe ne sont que quelques éléments qui doivent être considérés. Il est fort à parier que les UV seront de plus en plus répandus dans nos édifices.


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