Lumière artificielle

Le lundi 24 mars 2014

Lumière artificielle Les méfaits de l’hyperconnectivité

C’est un fait, nous sommes de plus en plus connectés. Et ce n’est pas près de cesser. L’ère du tout numérique prend une envergure encore plus importante depuis l’éclosion d’appareils qui nous permettent d’être branchés en permanence sur Internet. Fini l’ordinateur de bureau comme seule plateforme de connexion; ordinateurs portables, tablettes et téléphones intelligents nous accompagnent désormais partout – du bureau jusqu’à la chambre à coucher.

 

En toute logique, nos habitudes de consommation se sont également accrues. Ainsi, le temps que nous passons devant un écran pour lire nos courriels, consulter l’actualité, faire le tour des divers médias sociaux ou visionner des vidéos en ligne frôle les 20 heures par semaine. Et ce n’est qu’une moyenne. Internet nous a beaucoup apporté, en facilitant les échanges, en améliorant la productivité et en nous rendant plus ouverts, mais, en contrepartie, notre exposition grandissante aux divers appareils qui nous connectent au monde a des conséquences moins heureuses sur le plan physiologique, entre autres à cause de la lumière que ceux-ci émettent.

 

L’heure de la sensibilisation

 

Une étude menée par le Lighting Research Center (LRC) du Rensselaer Polytechnic Institute de Troy (État de New York) démontre qu’une exposition de 2 heures aux écrans de nos ordinateurs et appareils intelligents peut diminuer d’environ 22 % le taux de mélatonine, une hormone naturelle qui contrôle notre horloge interne. Cette hormone, produite par la glande pinéale la nuit et dans des conditions d'obscurité, a pour rôle d’indiquer au corps qu’il est temps de « se mettre en veille ». Or, l’exposition prolongée aux écrans vient troubler ce cycle naturel, car la luminosité qu’ils émettent stimule le rythme circadien (cycle veille-sommeil). Ceci peut affecter le sommeil chez les personnes utilisant ces appareils avant l'heure du coucher, en ralentissant ou en arrêtant tout bonnement la production nocturne de mélatonine. En cause, les couleurs et longueurs d’ondes émises par ces appareils.

 

La Harvard Medical School (HMS) a poussé l’étude plus loin, en exposant des sujets à ce type de lumière pendant 6 heures et demie. Leur conclusion est sans appel : « Les longueurs d’ondes bleues diminuent la sécrétion de mélatonine deux fois plus longtemps que les longueurs d’ondes vertes et décalent davantage le cycle de sommeil (3 heures pour les premières contre 1 heure et demie pour les secondes). »

 

En outre, les troubles du sommeil engendrés par la lumière artificielle peuvent mener à d’autres problèmes de santé : dépression, affaiblissement du système immunitaire favorisant l’apparition de maladies virales, douleurs musculaires, obésité, etc.

 

Faire écran aux écrans

 

Rassurez-vous, il existe d’ores et déjà quelques solutions pour pallier ce problème : des lunettes à filtre orange qui permettent de couper les longueurs d’ondes nuisibles (principalement les longueurs d’ondes bleues) et certaines applications qui modifient ou filtrent les couleurs émises par les écrans selon le moment de la journée (par exemple, f.luxMD disponible sur le site justgetflux.com). Ajoutons à cela une bonne dose de discernement et quelques pincées de modération, et nous devrions être parés pour une bonne nuit de sommeil.


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